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Publié par Dany Magnaval

Cérémonie du Souvenir

Commune de Gourdon-Murat
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Le Maire et le Conseil Municipal invitent la population à venir à la

cérémonie en souvenir des déportés
Dimanche 24 Avril 2016 à 10h
30

à la Stèle Route de Pradines

Souvenons- nous de:

Yvonne FOURNIAL (1904-1997)
Née le 19 juillet 1904 à Gourdon-Murat
En 1920 monte à Paris ( placée chez les "bourgeois" comme bonne à tout faire).
1928 : épouse Joseph Fournial, ouvrier du bois dans une usine de placages à Paris 12 ème.(militant syndical CGT et PCF depuis les années 20)
D' août 1940 au 16 janvier 1943, date de son arrestation par les brigades spéciales ( police de Pétain): chargée des liaisons elle faisait pour le Parti communiste français "la boîte aux lettres"pour le travail illégal, .
Homologuée RIF (Résistance intérieure française), au grade de sergent, au titre du Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France(*)
du 16.01.1943 au 30.06.1943: prison de la Petite Roquette (Paris 11ème)
du 01.07.1943 au 09.10.1943: prison de Fresnes (banlieue parisienne)
du 10.10.1943 au 10.04.1944: maison centrale de Rennes (Ille et Vilaine). Participe à la mutinerie contre les autorités pénitentiaires et les gendarmes venus à la rescousse.
17.04.1944: camp de Romainville (banlieue Est de Paris)
Avril 1944 au 25 avril 1945: camp de Ravensbrück où elle est libérée par la Croix-Rouge suédoise.

25.04.1945 au 10.07.1945: en convalescence en Suède à Göteborg.
Depuis son retour des camps, a consacré son temps et usé toutes ses forces au sein de la FNDIRP (Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes) à la reconnaissance des droits des survivants et des familles de disparus, jusqu'à sa retraite à Gourdon en 1969.
Décédée le 16.04.1997.
(a écrit une autobiographie à compte d'auteur:'Traumatisme psychique')
(*) Front national: mouvement français de résistance à l'occupant allemand, lors de la seconde guerre mondiale. Bien que créé à l'initiative du Parti communiste, il recruta dans tous les milieux sociaux, politiques et confessionnels. A la fois politique et militaire, implanté dans les deux zones, il se proposait de faire en son sein l'union de tous les résistants. Représenté au CNR par Pierre VILLON, il était à la libération le plus important des mouvements de la Résistance. ( Extrait du 'Grand Larousse universel')
à ne pas confondre avec Front national créé en 1972, parti politique d'extrême droite de Le Pen (ambiguïté,usurpation de titre).


Roger KLASSA ( 1921-1976)

Né en 1921, de mère française et de père polonais.
Sa mère, née Triviaux, était originaire du Bourg de Gourdon-Murat. (proche parente de Jean Viossanges, le sabotier, et de ses sœurs, Maria et Lisa.) C'est Lisa (épouse de Toinet Bourdarias) qui a élevé Roger Klassa comme son propre fils, depuis l'âge de six mois.
Il a fréquenté l'école de Mme Barot à Gourdon, vers 1926 jusqu'en 1933. Ses copains d'école y compris 'la buissonnière" étaient Léon Bergeal, Joseph Magnaval, Albert Leygnac, François Vinatier...... (se reporter au livre de Marcel Viossanges, 'Balade à travers le Vieux Gourdon')
Après le certificat d'études, a été placé à Prat chez les Gasparoux, Joseph et Germaine, dont le fils aîné en a surement le souvenir.
Il "monte" à Paris vers l'âge de 17 ans (1938). Il a travaillé dans le bâtiment, à Villacoublay, en région parisienne. Le monde du travail et ses injustices l'ont conduit à s'engager politiquement au sein de Parti communiste français. Sous l'occupation nazie, il participait aux distributions de tracts clandestins appelant à la résistance et aux autres actions qui lui étaient demandées, dans les années 1941-1942
Il est arrêté par la police de Pétain (probablement en 1943?), emprisonné et conduit à Compiègne ( Oise). C'est de ce camp qu'il est remis aux Allemands et déporté à Buchenwald. Il y a rencontré Marcel Paul (devenu en 1945 ministre de la production industrielle dans le gouvernement du Général De Gaulle) et participé, avec les déportés dont l'état physique le permettait, à la libération de Buchenwald, le 11 avril 1945, avant l'arrivée des troupes alliées. Il est resté pour aider à l'évacuation du camp, avant de retourner au pays. Il aimait à se retrouver à Gourdon. C'était un être chaleureux et en même temps discret, sinon secret, sur ses activités et les souffrances endurées.
Il est décédé le 14 juillet 1976 à Périgueux et repose dans le cimetière d'Argentat.

Roger THOMAS (1924-1995)

Métallo à TULLE aux usines de la MARQUE
Membre de l'ARMEE SECRETE, participe à la grève patriotique du 20 septembre 1943.
Arrêté à 20 ans, le 9 juin 1944 par les S.S. de la division "DAS REICH", plusieurs fois placé dans la colonne des suppliciés pour être pendu, il est déporté à DACHAU.
Depuis 1984, il vivait une retraite active, témoignant contre les crimes monstrueux du nazisme, tant auprès des jeunes lycéens de la Corrèze, qu'au travers de son activité au sein de la FNDIRP et de l'ANACR.

Son dernier message a été pour les jeunes: "Nous n'avons pas de conseils à donner aux jeunes: ils forgeront eux-mêmes leur destin de leurs propres mains. La seule chose que nous puissions faire...c'est de les informer...qu'ils sachent à quoi peuvent mener les méthodes fascistes ou nazies, pour qu'ils puissent s'en prémunir."

Une stèle a été érigée à Gourdon en leur honneur.

Cérémonie du Souvenir
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D
Merci Dany. Notre hommage n'aura de sens que si nous continuons leur combat pour la liberté et la solidarité entre les peuples, en ces temps de haine et de racisme. Notre atout : faire comprendre leurs motivations et leur vécu aux jeunes générations.
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